Les lignes qui précèdent montrent bien le monde incertain dans lequel doivent vivre les économistes autant que les responsables politiques : l'état actuel des connaissances macroéconomiques offrent certes beaucoup d'explication, mais il laisse aussi sans réponse de nombreuses questions. Pour les économistes, le défi consiste à trouver les réponses à ces questions et à étendre le champ des connaissances. Pour les responsables politiques, le défit est d'utiliser au mieux l'état actuel des connaissances pour améliorer les résultats économiques. Relever ces deux défis est certes ambitieux, mais pas impossible.
L'homme naturellement ambitieux et orgueilleux ne trouve jamais en lui-même pourquoi un autre lui doit commander, jusqu'à ce que son besoin propre le lui fasse sentir.
Cette extrême politesse qu'affectent certains grands seigneurs, cette politesse qui n'a rien d'affectueux, n'est-elle pas, en quelque sorte, un avis au public pour repousser toute espèce de familiarité?
L'amitié, lorsqu'elle est vraie, a, comme l'amour, sa pudeur ; elle craint de trop s'étaler ; elle veut être comprise de prime abord ; elle agit plus qu'elle ne parle.
Plaignons ces lecteurs chagrins qui se montrent insensibles aux beautés d'un livre et n'en aperçoivent que les défauts : il est d'un mauvais esprit, lorsqu'on parcourt un jardin, de n'y remarquer, de n'y voir que les mauvaises herbes.