“La vengeance est un plat qui se mange froid ? Qui est le crétin qui a décrété ça ? La vengeance se mange chaud, chaud à s'échauder la langue, les amygdales, les viscères, chaud à s'ébouillanter les tripe”
“Je sentais,je voyais,je touchais mon crime.Il ne tenait pas tout entier dans ce hideux nœud de vipères:haine de mes enfants,désir de vengeance,amour de l'argent;mais dans mon refus de chercher au-delà de ces vipères emmêlées.”
"Cette citation de François Mauriac dans 'Le Nœud de vipères' explore la conscience du mal comme un choix actif d'ignorance. Le narrateur reconnaît que son crime n'est pas seulement constitué de sentiments négatifs (haine, vengeance, cupidité), mais surtout de son refus de chercher au-delà de ces passions. C'est une méditation sur la responsabilité morale : le véritable péché réside souvent dans le refus de s'examiner, de transcender ses propres bassesses. L'image des 'vipères emmêlées' suggère une complexité psychologique où le mal s'auto-justifie et s'auto-entretient."
La citation révèle que le mal moral n'est pas seulement dans les actions ou sentiments négatifs, mais dans la passivité consciente face à ces derniers. Le 'refus de chercher au-delà' représente l'échec de l'introspection, le choix de rester dans la médiocrité morale plutôt que de chercher la rédemption ou la compréhension. Philosophiquement, cela évoque l'idée que la liberté humaine inclut la responsabilité de se dépasser, et que l'inaction morale est une forme d'action négative.
Cette citation reste profondément pertinente dans une société où l'introspection est souvent évitée au profit du confort psychologique. À l'ère des réseaux sociaux et de la culture de l'auto-justification, le 'refus de chercher au-delà' de ses propres préjugés et passions négatives représente un défi contemporain majeur. Elle résonne également dans les débats sur la responsabilité individuelle face aux problèmes collectifs.
Mon véritable crime n'était pas dans mes passions mauvaises, mais dans mon refus de les dépasser, Je compris que ma faute résidait moins dans mes sentiments négatifs que dans mon incapacité à vouloir m'en échapper, Le mal n'était pas tant dans mes vices que dans mon choix de m'y complaire
“La vengeance est un plat qui se mange froid ? Qui est le crétin qui a décrété ça ? La vengeance se mange chaud, chaud à s'échauder la langue, les amygdales, les viscères, chaud à s'ébouillanter les tripe”
“Qui sème la haine récolte la violence, la vengeance, la mort…”
“La vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents mais elle vient.”
“Quand il s'agit d'offenser un homme, il faut le faire de telle manière qu'on ne puisse redouter sa vengeance.”
“La vengeance est un acte de faiblesse, non de force.”
“C'était ton désir aussi, et tu m'as laissé entendre que tu ne quitterais jamais la province. Une femme qui m'eût aimé aurait chéri ma gloire. Elle m'aurait appris que l'art de vivre consiste à sacrifier une passion basse à une passion plus haute.”
“Une certaine qualité de gentillesse est toujours signe de trahison.”
“Battre les records, c’est l’idée fixe d’un véritable sportif, et il y a là comme une usurpation par le corps de cette vocation spirituelle du chrétien : se dépasser soi-même.”
“Paris est une solitude peuplée. Une ville de province est un désert sans solitude.”
“Nous tissons notre destin, nous le tirons de nous comme l'araignée sa toile.”