“La vie nous réserve toujours des surprises, en mal comme en bien, c'est pourquoi elle mérite d'être vécue.”
“J'avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents - de mon père, surtout, l'auteur de la plupart de ces photos, qui sont la base et la raison d'être de ce livre. Curieusement, je n'en ai pas envie. J'en suis surprise. Mais je suppose que d'autres surprises m'attendent dans cette aventure hasardeuse que j'entreprends. On ne s'attaque pas impunément au silence et à l'ombre depuis si longtemps tombés sur ce qui a disparu.”
"Cette citation explore la tension entre le devoir mémoriel et l'impulsion intérieure. L'auteur reconnaît la logique d'une dédicace conventionnelle aux parents, particulièrement au père dont les photos constituent le fondement matériel du livre, mais avoue une réticence surprenante. Cette contradiction révèle que la mémoire n'est pas un acte mécanique d'hommage, mais un processus vivant, parfois rebelle, où les obligations extérieures cèdent devant les vérités intimes. L'avertissement final suggère que ressusciter le passé n'est pas neutre : réveiller 'le silence et l'ombre' protégeant ce qui a disparu comporte des risques psychologiques et existentiels."
La citation aborde plusieurs thèmes philosophiques : 1) La mémoire comme territoire dangereux plutôt que comme archive passive. 2) L'écart entre les obligations sociales (devoir de mémoire filiale) et la vérité subjective. 3) L'idée que le passé n'est pas mort mais dormeur, et que son réveil perturbe l'équilibre présent. 4) La photographie comme trace ambiguë - elle documente mais voile simultanément. 5) L'écriture comme 'aventure hasardeuse' de confrontation avec l'absence.
Cette citation reste profondément pertinente aujourd'hui où : 1) La culture mémorielle et les devoirs de mémoire institutionnalisés interrogent notre rapport authentique au passé. 2) L'ère numérique et la profusion d'images personnelles posent la question de leur signification réelle. 3) Les mouvements de réexamination historique (décolonisation, histoire familiale) montrent combien 'réveiller le passé' est effectivement périlleux et transformateur. 4) La psychologie contemporaine reconnaît les mémoires traumatiques comme des territoires à aborder avec précaution.
J'avais envisagé, rationnellement, de consacrer ces pages à mes parents - particulièrement à mon père, source des photographies qui justifient cet ouvrage. Étrangement, l'envie me manque. Cette résistance m'étonne moi-même. Mais d'autres étonnements m'attendent sans doute dans cette périlleuse entreprise. On ne dérange pas sans conséquences le silence et l'oubli qui se sont installés sur les disparus., La logique voulait que je dédie ces pages à la mémoire de mes parents, surtout à mon père, à l'origine de ces images fondatrices. Pourtant, je n'en éprouve pas le désir. Cette surprise annonce d'autres bouleversements dans cette exploration risquée. Réveiller ce que le temps a enseveli sous le silence et l'ombre n'est jamais anodin., Conformément à la bienséance, ces pages devaient être dédiées à mes parents - à mon père principalement, dont les photos sont l'origine de ce livre. Curieusement, je m'y refuse. Cet écart à la norme présage d'autres imprévus dans cette quête périlleuse. On ne fouille pas impunément les vestiges que le silence a recouverts.
“La vie nous réserve toujours des surprises, en mal comme en bien, c'est pourquoi elle mérite d'être vécue.”
“Tuck apparaît, les bras chargés d'un gros vase rempli d'oeillets roses auquel est attaché un ballon sur lequel on lit 50% DES MÉDECINS ONT LEUR DIPLÔME DANS UNE POCHETTE SURPRISE - ON ESPÈRE QUE VOTRE OPÉRATION S'EST BIEN PASSÉE !”
“Quand on rencontre quelqu'un de vrai, la surprise est telle qu'on se demande si on n'est pas victime d'un éblouissement.”
“Je ne crois pas aux valeurs qui régissent l'Art d'aujourd'hui... La loi du nouveau. La loi de la surprise... La surprise est une chose morte. Morte à peine conçue...”
“Les choses ne se passent jamais comme prévu dans la vie, et c'est horripilant, car l'effet de surprise vous fait perdre tous vos moyens.”
“C'était l'horrible maladie de cette famille, maléfique tare héréditaire : changer toute chance de joie et de bonheur en plomb. Pas de remède, pas de consolation, et le pire est toujours certain.”
“J'avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents - de mon père, surtout, l'auteur de la plupart de ces photos, qui sont la base et la raison d'être de ce livre. Curieusement, je n'en ai pas envie. J'en suis surprise. Mais je suppose que d'autres surprises m'attendent dans cette aventure hasardeuse que j'entreprends. On ne s'attaque pas impunément au silence et à l'ombre depuis si longtemps tombés sur ce qui a disparu.”
“Il serait la personne idéale pour ce travail, il fallait quelqu'un de fin et d'intelligent. [lui dit son ancien collègue de travail] Et cela fit tout drôle à Luc d'apprendre que quelqu'un l'avait trouvé, un jour, fin et intelligent...”
“Luc n'avait nul besoin d'une smalah autour de lui pour être heureux. Il lui aurait suffi d'une personne : quelqu'un pour partager sa vie, et aller ensemble le plus loin possible, c'était ça qu'il lui fallait, ça qu'il voulait de toutes ses forces.”