“J'ai compris alors qu'un homme qui n'aurait vécu qu'un seul jour pourrait sans peine vivre cent ans dans une prison. Il aurait assez de souvenirs pour ne pas s'ennuyer. Dans un sens, c'était un avantage.”
“J'ai passé 10 ans au collège, 3 au régiment. J'ai donc le droit de commettre-honnêtement- des crimes jusqu'à concurrence de 13 ans de prison.”
"Cette citation, par son absurdité calculée, constitue une critique acerbe de la logique comptable appliquée à la justice et à l'éducation. Elle dénonce l'idée que le temps 'investi' dans des institutions sociales pourrait être converti en 'crédit' pour transgresser les lois. L'ironie révèle une vision désenchantée où les années de formation et de service ne sont pas perçues comme un enrichissement mais comme une dette que la société devrait rembourser sous forme d'impunité. La formulation 'honnêtement' ajoute une dimension paradoxale, suggérant que dans un système perverti, la criminalité pourrait devenir une forme de restitution légitime."
La citation opère une subversion des valeurs sociales en présentant l'éducation et le service militaire comme des peines préventives plutôt que des formations. Elle questionne le contrat social implicite : si l'État exige des années de notre vie, que nous doit-il en retour ? Le calcul arithmétique (10+3=13) appliqué à des domaines qualitatifs (éducation, justice) souligne la réduction de l'humain à une équation économique. Philosophiquement, elle rejoint les critiques de l'aliénation institutionnelle et de la quantification de l'existence humaine.
Cette réflexion conserve une pertinence troublante dans les sociétés contemporaines où : 1) Les jeunes perçoivent parfois l'éducation comme un investissement à rendement incertain 2) Le service civique ou militaire redevient un débat politique 3) Les théories du capital humain réduisent l'expérience à des calculs économiques 4) Les critiques des systèmes carcéraux questionnent l'équivalence temps-délit. Elle résonne particulièrement avec les générations confrontées à la précarité après des études longues.
Si la société prend 13 ans de ma vie, elle me doit 13 ans d'impunité, Mes années de formation sont ma caution sociale, L'éducation et l'armée : ma peine avant le crime, J'ai cotisé à la société par l'ennui, je retire mon dû par la transgression
“J'ai compris alors qu'un homme qui n'aurait vécu qu'un seul jour pourrait sans peine vivre cent ans dans une prison. Il aurait assez de souvenirs pour ne pas s'ennuyer. Dans un sens, c'était un avantage.”
“À Mohammed Dib Ma maison mon pain de gloire et le sein meurtri de ma terre. Sous les cendres jusqu'aux portes de ta prison j'ai pitié de nous. J'ai pitié de nous comme on a pitié de son frère quand les couteaux tuent la parole quand les mendiants désertent les cours comme une confession de pierres sur les cris du poète assassiné.”
“La vie est un choix et chaque choix que nous faisons nous rapproche ou nous éloigne de notre liberté.”
“La prison et les autorités conspirent pour dépouiller chacun de se dignité. Cela en soi m'a permis de survivre...Je suis fondamentalement optimiste...se laisser aller au désespoir mène à la défaite et à lamort.”
“La seule façon de s'échapper de la prison est de la traverser.”
“C'est le fanatisme de la liberté, seul, qui peut avoir raison du fanatisme de la servitude et de la superstition.”