“Le regret n'est pas si évidemment nuisible qu'on est tenté de le penser. Il essaie de sauver le passé, il est l'unique recours que nous ayons contre les manoeuvres de l'oubli, le regret est la mémoire qui passe à l'attaque.”
“Il n'est pas raisonnable de toujours souffrir, à moins que la douleur ne nous amende, les morts que nous pleurons n'en savent rien et si nous nous rendons inconsolables, nous deviendrons la proie de notre complaisance. [...] Allais-je pleurer sur moi-même et me substituer en pensée à la morte ? Tous les inconsolables en arrivent là, je sens que je vaux mieux que mes regrets...”
"Cette citation explore la tension entre le deuil légitime et l'auto-indulgence pathologique. Elle suggère que la souffrance prolongée, lorsqu'elle ne produit pas de transformation positive, devient un piège narcissique où le vivant finit par se substituer au défunt dans une posture théâtrale. L'auteur met en garde contre la complaisance mélancolique qui transforme la douleur en identité, rappelant que les morts ne bénéficient pas de nos lamentations excessives. La véritable sagesse réside dans la capacité à honorer la mémoire sans se laisser consumer par elle, préservant ainsi notre propre intégrité psychologique."
La citation révèle plusieurs couches philosophiques : 1) L'utilitarisme de la souffrance - la douleur n'a de valeur que si elle nous améliore 2) L'épicurisme face à la mort - les morts ne ressentent rien, nos excès leur sont indifférents 3) La critique du narcissisme du deuil - quand le chagrin devient spectacle de soi 4) L'éthique du self-respect - préserver sa dignité contre l'auto-victimisation. Elle rejoint les stoïciens sur la gestion des émotions et Nietzsche sur le danger des passions stériles.
Extrêmement pertinent dans une société où le deuil est souvent médicalisé ou performatif. À l'ère des réseaux sociaux où le chagrin devient parfois spectacle, cette citation rappelle l'importance de l'authenticité émotionnelle. Elle résonne aussi avec les approches psychologiques contemporaines (thérapie d'acceptation, résilience) et les questionnements sur le 'droit à l'oubli' numérique après un décès. Dans un monde obsédé par le bien-être, elle offre une perspective nuancée sur la souffrance nécessaire versus la souffrance stérile.
Le deuil éternel est une trahison de la vie, Pleurer sans fin, c'est se pleurer soi-même, La douleur qui ne transforme pas alourdit, Les morts sont libres de nos lamentations, Se complaire dans le chagrin, c'est mourir deux fois
“Le regret n'est pas si évidemment nuisible qu'on est tenté de le penser. Il essaie de sauver le passé, il est l'unique recours que nous ayons contre les manoeuvres de l'oubli, le regret est la mémoire qui passe à l'attaque.”
“Le regret est la plus grande tragédie de la vie. Tu peux toujours apprendre de tes erreurs et faire mieux.”
“Le seul vrai regret, c'est de ne pas s'être assez donné de chances.”
“Le regret n'est pas un état d'esprit qui t'aide à avancer, mais un état d'esprit qui t'empêche de vivre.”
“Il n'est pas trop tard pour commencer à faire ce que vous voulez. Ne laissez pas le regret vous en empêcher.”
“Non, je ne pleure pas Madame Mère, les larmes que nous donnons à nos morts c'est notre complaisance qui nous les arrache et l'homme pleure sur soi-même. Il m'est indifférent de mourir ou de vivre et je fus toujours dans ces dispositions, les femmes et l'amour ne sauraient m'émouvoir, la femme que fut en son temps Madame Mère ne m'attira jamais, mes profondeurs sont flegmatiques, leur calme me surprend, je ne me connaissais encore et cette révélation m'enseigne que j'étais né pour être un philosophe. La tourmentée ce fut Madame Mère, mais ses alarmes nous sauvèrent tous, son tremblement valait une sagesse.”
“Mon Père est en relation avec des gens, qui gagnent magnifiquement leur vie, entrepreneurs, industriels, négociants, banquiers, épiciers et bouchers. Toutes ces brutes se déclarent satisfaites, cela ne lit presque jamais ou seulement un mauvais livre, cela calcule en évitant de réfléchir, cela travaille et jouit durement, ce sont les forces vives de la nation, le monde est plein de pareils hommes et beaucoup les envient, en souhaitant de prendre un jour leur ressemblance. Les voilà, pourtant, ceux qui poussent à la catastrophe, plus que les Nihilistes, qui s'en vantent !”
“Autant je hais l'orgasme sexuel, autant je prise l'état fait de contemplation et de transport, de calme et de ravissement, de certitude et de vertige, où je me retrouve autre en devenant moi-même et ce durant parfois trois heures. Qu'est-ce auprès de cette félicité, que l'épilepsie d'une chair ébranlée durant trois minutes ?”
“Je suis de cœur avec les révoltés de l'An 68, ils éprouvaient ce que je sens, ils ne se concevaient eux-mêmes, d'où leur faiblesse, ils valaient mieux que leurs idées et leurs méthodes, nous reverrons demain ce que nous vîmes, nous sommes arrivés au point où la subversion est le dernier espoir, la légalité n'étant plus qu'une imposture.”
“Autant je hais l'orgasme sexuel, autant je prise l'état fait de contemplation et de transport, de calme et de ravissement, de certitude et de vertige, où je me retrouve autre en devenant moi-même et ce durant parfois trois heures. Qu'est-ce auprès de cette félicité, que l'épilepsie d'une chair ébranlée durant trois minutes ?”