“Le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil.”
Jean Giraudoux (1882-1944) est un écrivain, diplomate et dramaturge français. Après des études brillantes à l'École normale supérieure et une carrière diplomatique, il se consacre à la littérature. Son style se caractérise par une élégance raffinée, un langage précieux et poétique, et un humour subtil souvent teinté d'ironie. Il réinvente les mythes antiques et les contes traditionnels avec une modernité surprenante, mêlant fantaisie et profondeur psychologique. Ses pièces de théâtre, notamment celles mises en scène par Louis Jouvet, marquent le renouveau du théâtre français entre les deux guerres.
Giraudoux appartient à la tradition de l'humanisme français, avec une influence du symbolisme et du préciosité du XVIIe siècle. Il développe une vision du monde fondée sur l'harmonie et l'équilibre, opposant souvent la pureté des sentiments aux compromis de la société. Techniques principales : dialogues étincelants et spirituels, usage de la métaphore filée, construction de personnages archétypaux réinterprétés, mélange des registres (tragique/comique, réel/fantastique). Il privilégie une esthétique de la distance et de l'ellipse.
Giraudoux a été champion de France du 400 mètres haies en 1903.
Il a servi comme capitaine pendant la Première Guerre mondiale et a été blessé deux fois.
Sa collaboration avec le metteur en scène Louis Jouvet fut déterminante pour son succès au théâtre.
Il a écrit le scénario du film 'La Duchesse de Langeais' de Jacques de Baroncelli (1942).
Le personnage de la jeune fille pure et idéale est récurrent dans son œuvre, inspiré par sa sœur morte jeune.
Il fut l'un des premiers écrivains français à s'intéresser au cinéma comme art à part entière.