“Le fascisme commence quand on insulte un animal, voire l'animal dans l'homme. L'idéalisme authentique consister à insulter l'animal dans l'homme ou à traiter un homme d'animal.”
L'insulte comme forme de citation trouve ses racines dans les joutes oratoires de l'Antiquité, où l'invective était codifiée dans la rhétorique classique comme procédé de réfutation par le ridicule (diabole). Philosophiquement, elle interroge la frontière entre violence verbale et liberté d'expression, entre l'acte performatif de l'insulte et sa réception sociale. Des comédies d'Aristophane aux pamphlets de la Renaissance, en passant par les querelles des Lumières, l'insulte citationnelle sert d'arme polémique qui révèle souvent davantage sur les normes sociales contestées que sur la cible visée.
“Le fascisme commence quand on insulte un animal, voire l'animal dans l'homme. L'idéalisme authentique consister à insulter l'animal dans l'homme ou à traiter un homme d'animal.”
“C'est pas une insulte, c'est une vérité. Quand on est con, on a souvent besoin des autres pour le savoir.”
“Le premier homme à jeter une insulte plutôt qu'une pierre est le fondateur de la civilisation.”
“Le mensonge est une insulte à l'intelligence. Et puis, souvent, les vérités que l'on déteste apprendre sont celles que l'on a le plus intérêt à connaître.”
“N'insulte jamais un crocodile avant d'avoir traversé la rivière...”
“Les insultes ne valent pas une guerre, car la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe.”
“Je suis un intellectuel. Ça m'agace qu'on fasse de ce mot une insulte : les gens ont l'air de croire que le vide de leur cerveau leur meuble les couilles.”
“La bêtise et la brutalité n'outragent pas ; l'insulte intelligente est la seule insulte.”
“Tant qu'on fait rire, c'est des plaisanteries. Dès que c'est pas drôle, c'est des insultes.”
“L'insulte est souvent l'argument final de celui qui ne trouve plus rien à dire.”
“Ne me raconte plus que tu es innocent parceque c'est une insulte a mon intelligence et ça me rend de mauvaise humeur.”
“Non Chaumette, non Fouché, la mort n'est pas un sommeil éternel. Citoyens, effacez des tombeaux cette maxime gravée par des mains sacrilèges, qui jette un crêpe funèbre sur la nature, qui décourage l'innocence opprimée et qui insulte à la mort ; gravez y plutôt celle- ci : " La mort est le commencement de l'immortalité. "”
“La religion est une insulte à la dignité humaine. Que ce soit avec ou sans elle, il y aura toujours des gens bien qui font de bonnes choses, et des mauvais qui font de mauvaises choses. Mais pour que des gens bien agissent mal, il faut la religion.”
“Recevoir une pierre sur la tête, c'est un mal qui existe ; la honte, l'infamie, l'opprobre, l'insulte, ne sont des maux qu'autant qu'on les sent. Il n'y a point de mal quand on ne sent rien.”
“Nul doute qu'Emma considérait, elle aussi, le mot "bourgeois" comme une insulte. [...] Il aimait ce mot, lui ! Et tout ce qu'il impliquait.”
“— Il faut, répondait-il aux insultes, laisser les autres avoir raison, puisque cela les console de n'avoir pas autre chose.”
“Placé entre le cimeterre et le bâton du pacha, le Grec ose à peine respirer : il n'est sûr de rien, pas même de la femme qu'il vient d'épouser. Il cache son trésor, il cache ses enfants, il cache jusqu'à la façade de sa maison, si elle peut dire le secret de sa richesse. Il s'endurcit à l'insulte et aux tourments. Il sait combien il peut supporter de coups sans déceler l'or qu'il a caché.”
“(...) les compagnons d'une route ne se limitent pas à ses contemporains bien vivants. Le peuple des ombres adorées prend une part grandissante le temps passant : le mien demeure restreint, la vie m'ayant encore préservé des pertes traumatisantes par leur insulte à l'ordre naturel.”
“Alors, pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte: la démolition d'un homme. En un instant, dans une intuition quasi prophétique, la réalité nous apparaît: nous avons touché le fond.”
“Depuis plus de cent ans, les poètes sont descendus des sommets sur lesquels ils se croyaient. Ils sont allés dans les rues, ils ont insulté leurs maîtres, ils n'ont plus de dieux, ils osent embrasser la beauté et l'amour sur la bouche, ils ont appris les chants de révolte de la foule malheureuse et sans se rebuter, essaient de lui apprendre les leurs. Peu leur importent les sarcasmes et les rires, ils y sont habitués, mais ils ont maintenant l'assurance de parler pour tous.”