La jeunesse n'ose pas se regarder au miroir de la conscience quand elle verse du côté de l'injustice, tandis que l'âge mûr s'y est vu : là gît toute la différence entre ces deux phases de la vie.
Enfermé entre quatre murs ( au nord, le cristal du non-savoir, paysage à inventer ; au sud, la mémoire sillonnée; à l'est, le miroir ; à l'ouest, la pierre et le chant du silence), j'écrivais des messages sans réponse, détruits à peine signés.
Il n'avait jamais réussi à en parler. Personne n'avait jamais non plus interdit qu'on en parle. mais il avait toujours su qu'il fallait protéger toute la scène et la douleur du souvenir en restant muet.
- Tu ne crois plus en l'amour.(...) Règle ton problème ou tu deviendras la personne la plus triste sur terre. Nul en ce monde n'a les moyens de tenir l'amour pour infantile et la foi dans le changement pour fausse.
Le cœur des jeunes gens est parfois fait de plomb. Il tiresa pesanteur d'expériences fortuites, tout et rien le rend plus dense, au point de le déchausser. Mais, aussi facilement, voilà qu'il s'allège à nouveau, oublie sa gravité.
En demandant pardon, on demande à être vu tel que l'on est, en dépit de ses actes. Répondre à cette demande, c'est l'amour le plus profond dont un humain soit capable.