“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“A force de parler le langage de l'ennemi, les idéologues changent d'idées.”
"Cette citation souligne le pouvoir transformateur du langage sur la pensée. Elle suggère que l'adoption prolongée du vocabulaire, des cadres conceptuels ou des modes d'expression d'un adversaire idéologique finit par altérer la substance même des convictions initiales. Ce n'est pas seulement une question de rhétorique, mais d'épistémologie : le langage structure notre perception du réel. En empruntant les termes de 'l'ennemi', on risque d'intérioriser ses présupposés, ses catégories et sa vision du monde, conduisant à une mutation insidieuse des idées originelles. C'est un avertissement sur la porosité des frontières idéologiques et l'importance de la vigilance linguistique."
Le sens philosophique repose sur l'idée que le langage n'est pas un simple outil neutre de communication, mais une matrice qui forme et informe la pensée. Emprunter le langage de l'adversaire, c'est accepter de jouer sur son terrain sémantique, avec ses règles implicites. Cela peut mener à une 'capture conceptuelle' où, pour débattre ou critiquer, on finit par adopter les prémisses de celui qu'on combattait. C'est une manifestation du principe selon lequel 'les limites de mon langage sont les limites de mon monde' (Wittgenstein). La citation met en garde contre l'assimilation par le lexique, une forme subtile de reddition idéologique.
Extrêmement pertinent à l'ère de la polarisation numérique et des bulles informationnelles. Les débats publics voient souvent des camps opposés s'accuser mutuellement d'utiliser un langage 'importé' ou 'empoisonné'. La citation éclaire les phénomènes de normalisation idéologique par la répétition médiatique de certains termes (comme 'populisme', 'wokisme', 'ultra-libéralisme', etc.). Elle invite à une réflexion sur la manière dont les mouvements contestataires peuvent être 'récupérés' ou dénaturés en adoptant le lexique du système qu'ils critiquent. Dans un monde de communication globale, la bataille sémantique est devenue un front central des luttes idéologiques.
Qui adopte le vocabulaire de son adversaire finit par épouser sa vision du monde., Le langage de l'opposant, une fois parlé, transforme insidieusement la pensée., Emprunter les mots de l'ennemi, c'est risquer d'adopter ses idées., La pensée suit le langage : parler comme l'autre, c'est penser comme lui.
“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“La volonté humaine est une force matérielle semblable à la vapeur.”
“Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion.”
“On conquiert à force de persévérance.”
“La folie a sa propre logique et le vrai fou se sait sain d'esprit : c'est ce qui fait sa force. Il a un avantage énorme sur les autres, pour qui l'équilibre mental est avant tout une affaire de consensus.”
“Une rupture est toujours douloureuse, au moins permet-elle de sauvegarder l'essentiel : conserver l'estime de l'autre, éviter le pourrissement dû à l'exaspération, raviver le désir qu'on éprouve pour le monde.”
“La connaissance n'est que le premier stade. Le second est l'oubli.”
“Les Français ont du vin, les Anglais de l'humour.”
“J'aime bien regarder la pluie qui tombe parce que quelque chose bouge dans le paysage. Cela oblige également les gens à bouger et à râler encore plus. Si vous prenez un taxi et que vous dites " chouette, il pleut ", en général le chauffeur vous regarde avec une haine... ! comme si vous étiez le responsable de ce temps là. Je trouve ça chic d'être le maître du temps. Alors vous ajoutez : " J'espère que demain il pleuvra aussi " " Ah, non crie l'autre, parlez pas de malheur ". Cela me rappelle Cocteau : " Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs. "”
“Une crotte révèle la présence d'un être vivant. L'étude des excréments en apprend long à son sujet. La merde, première expérience de l'Histoire.”