“Ceux qui s'aiment aujourd'hui doivent mourir ensemble, s'ils veulent etre réunis. L'injustice sépare, la honte, la douleur, le mal qu'on fait aux autres, le crime séparent. Vivre est une torture puisque vivre sépare.”
“Les soufis nient le corps, les victimes de tortures s'en détachent : chacun à leur manière, ils cherchent la transcendance.”
"Cette citation établit un parallèle saisissant entre deux expériences apparemment opposées : la quête spirituelle volontaire des soufis et la souffrance imposée aux victimes de torture. Elle suggère que la transcendance peut émerger aussi bien d'une démarche ascétique choisie que d'une violence subie, posant la question troublante des chemins multiples menant au dépassement du corps. La phrase interroge la nature de la transcendance : est-elle un état à atteindre ou une conséquence de l'extrême souffrance ? Elle révèle également l'ambiguïté du rapport au corps, à la fois obstacle et véhicule vers l'absolu."
La citation explore la dialectique entre la chair et l'esprit à travers deux expériences-limites. Philosophiquement, elle évoque le dualisme corps-âme tout en le complexifiant : les soufis pratiquent un renoncement volontaire au corporel pour accéder au divin, tandis que les torturés subissent une dissociation forcée de leur enveloppe charnelle. Le sens caché réside peut-être dans l'idée que l'extrême - qu'il soit spirituel ou physique - conduit à une même frontière de l'expérience humaine, où la conscience se détache de sa matérialité. C'est une méditation sur les paradoxes de la libération : parfois choisie, parfois imposée par la violence.
Cette citation reste profondément pertinente aujourd'hui à plusieurs niveaux : 1) Dans un monde obsédé par le corps (culte de l'apparence, transhumanisme), elle rappelle les traditions de dépassement du physique. 2) Face aux récits de survivants de traumatismes extrêmes, elle offre un cadre pour penser la dissociation comme mécanisme de survie. 3) Dans le dialogue interreligieux, elle invite à comparer les pratiques ascétiques. 4) Elle questionne les limites éthiques : peut-on comparer une quête spirituelle et une violence subie ? La citation garde toute sa puissance pour interroger notre époque tiraillée entre matérialisme et quêtes de sens.
L'ascèse mystique et la torture produisent un même détachement du corporel : deux chemins vers la transcendance, Du renoncement soufi à l'arrachement des torturés, différentes routes mènent au dépassement du corps, Le corps est nié par les mystiques, abandonné par les suppliciés : dans les deux cas s'esquisse une quête d'absolu
“Ceux qui s'aiment aujourd'hui doivent mourir ensemble, s'ils veulent etre réunis. L'injustice sépare, la honte, la douleur, le mal qu'on fait aux autres, le crime séparent. Vivre est une torture puisque vivre sépare.”
“Il y a dans l'acte d'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale.”
“La torture et le meurtre sont des actes ignobles qui sapent la dignité humaine.”
“La torture est un crime contre l'humanité et n'a pas sa place dans une société civilisée.”
“La torture est une pratique cruelle et inhumaine qui ne peut pas être tolérée.”