“J'ai compris alors qu'un homme qui n'aurait vécu qu'un seul jour pourrait sans peine vivre cent ans dans une prison. Il aurait assez de souvenirs pour ne pas s'ennuyer. Dans un sens, c'était un avantage.”
“Les riches ne font plus envie. Ils sont gros, moches et vulgaires, leurs femmes sont liftées, ils vont en prison, leurs enfants se droguent, ils ont des goûts de ploucs, ils posent pour Gala.”
"Cette citation constitue une critique acerbe de la nouvelle bourgeoisie et de l'aristocratie financière contemporaine. Elle déconstruit méthodiquement le mythe de l'élégance et du prestige associés à la richesse, suggérant que l'opulence matérielle ne garantit ni le bonheur, ni la distinction, ni même la respectabilité. L'auteur pointe une transformation sociologique : la richesse ne serait plus associée à la sophistication mais à la vulgarité ostentatoire, à la dégradation morale et à l'échec personnel. La mention spécifique de 'Gala' symbolise la réduction de l'existence à une mise en scène médiatique vide de substance."
La citation révèle une inversion des valeurs sociales : la richesse, autrefois symbole de réussite et d'admiration, devient l'indice d'une décadence esthétique, morale et existentielle. Philosophiquement, elle interroge la relation entre capital économique et capital culturel/symbolique, suggérant leur divorce dans la société contemporaine. Le 'plouc' devenu riche incarne le triomphe paradoxal de la vulgarité, où l'accumulation financière n'implique pas d'élévation spirituelle ou culturelle. C'est une critique de la société du spectacle où l'apparence supplante l'être.
Cette réflexion reste particulièrement pertinente à l'ère des réseaux sociaux où l'exhibition de la richesse devient spectacle quotidien. Elle résonne avec les critiques contemporaines des 'influenceurs' ostentatoires, des excès du capitalisme financier, et des inégalités croissantes. La montée des discours anti-élites et la défiance envers les milliardaires dans le débat public actualisent cette critique. Cependant, elle pourrait être nuancée par l'émergence d'une philanthropie capitalistique et d'une certaine 'richesse discrète'.
La richesse n'est plus synonyme d'élégance mais de vulgarité ostentatoire, Les nouveaux riches incarnent la décadence du goût et des mœurs, L'opulence contemporaine se pare des attributs de la médiocrité triomphante, La fortune ne confère plus de prestige mais expose au ridicule et aux vices
“J'ai compris alors qu'un homme qui n'aurait vécu qu'un seul jour pourrait sans peine vivre cent ans dans une prison. Il aurait assez de souvenirs pour ne pas s'ennuyer. Dans un sens, c'était un avantage.”
“À Mohammed Dib Ma maison mon pain de gloire et le sein meurtri de ma terre. Sous les cendres jusqu'aux portes de ta prison j'ai pitié de nous. J'ai pitié de nous comme on a pitié de son frère quand les couteaux tuent la parole quand les mendiants désertent les cours comme une confession de pierres sur les cris du poète assassiné.”
“La vie est un choix et chaque choix que nous faisons nous rapproche ou nous éloigne de notre liberté.”
“La prison et les autorités conspirent pour dépouiller chacun de se dignité. Cela en soi m'a permis de survivre...Je suis fondamentalement optimiste...se laisser aller au désespoir mène à la défaite et à lamort.”
“La seule façon de s'échapper de la prison est de la traverser.”
“S'il fallait définir la joie de vivre, le bonheur d'exister, ce serait cet éclat de rire, une apothéose, ma récompense bénie, un beaume descendu du ciel.”
“On reconnaît un homme amoureux à ce qu'il est fidèle sans le faire exprès, ni en tirer gloire. L'amour est ce truc qui rend la fidélité naturelle.”
“Je pense à toi tout le temps. Je pense à toi le matin, en marchant dans le froid. Je fais exprès de marcher lentement pour pouvoir penser à toi plus longtemps.”
“En Afrique, un Blanc qui adresse la parole à un Noir n'a plus la condescendance raciste des colonisateurs d'antan; désormais c'est bien plus violent. Désormais, il a le regard apitoyé du prêtre qui administre l'extrême-onction à un condamné à mort.”
“On dit souvent qu’”il faut sauver les apparences”. Moi je dis qu’il faut les assassiner car c’est le seul moyen d’être sauvé.”