“La vengeance est un plat qui se mange froid ? Qui est le crétin qui a décrété ça ? La vengeance se mange chaud, chaud à s'échauder la langue, les amygdales, les viscères, chaud à s'ébouillanter les tripe”
“Les grandes œuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'œuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.”
"Cette citation de l'écrivain français Georges Bernanos (dans 'Les Grands Cimetières sous la lune', 1938) propose une vision tragique et paradoxale de la création artistique. Elle suggère que l'œuvre d'art naît non pas du bonheur ou de l'équilibre, mais de l'échec, de la frustration et du désir de compensation. Les 'grandes œuvres' deviennent ainsi des instruments symboliques par lesquels l'artiste transforme ses échecs personnels en victoires esthétiques, ses blessures en beauté. Cette idée rejoint le mythe romantique de l'artiste maudit, mais la formule 'loi de fer' lui donne une dimension presque systématique et inéluctable."
La citation révèle plusieurs couches de sens : 1) La création comme sublimation : l'énergie négative (échec, humiliation) est transformée en énergie créatrice positive. 2) Le paradoxe de la réussite artistique : le succès public de l'œuvre compense l'échec privé de la vie. 3) La dimension agonistique de l'art : écrire devient un combat contre sa propre condition, une 'revanche' sur le destin. 4) La dialectique vie/œuvre : elles s'opposent dans une relation d'exclusion mutuelle - plus la vie est ratée, plus l'œuvre peut être réussie, et inversement. Philosophiquement, cela évoque la théorie de la compensation (Adler) et l'idée que l'art naît du manque (Platon).
Cette citation reste pertinente aujourd'hui à plusieurs niveaux : 1) Dans la culture de la 'réussite' et du bonheur affiché sur les réseaux sociaux, elle rappelle la valeur créatrice de l'échec et de la vulnérabilité. 2) Elle questionne notre rapport à la productivité artistique dans une société qui valorise la performance. 3) Elle résonne avec les débats contemporains sur la santé mentale des artistes. 4) Elle offre un contrepoint aux discours sur l'équilibre vie-travail, suggérant que pour certains créateurs, cet équilibre pourrait même nuire à leur art. Cependant, elle est aussi critiquable car elle risque de glorifier la souffrance et de négliger les artistes qui créent à partir d'une vie épanouie.
La souffrance est la nourriture de l'artiste, On n'écrit bien que de ce qui a manqué, Les plus belles œuvres sont nées des plus grandes douleurs, L'échec personnel est le terreau de la réussite artistique, L'art comme transfusion de la vie manquée dans l'œuvre accomplie
“La vengeance est un plat qui se mange froid ? Qui est le crétin qui a décrété ça ? La vengeance se mange chaud, chaud à s'échauder la langue, les amygdales, les viscères, chaud à s'ébouillanter les tripe”
“Qui sème la haine récolte la violence, la vengeance, la mort…”
“La vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents mais elle vient.”
“Quand il s'agit d'offenser un homme, il faut le faire de telle manière qu'on ne puisse redouter sa vengeance.”
“La vengeance est un acte de faiblesse, non de force.”
“La pudeur leur va si bien quand elles en ont, si bien quand elles n'en ont plus, que je ne conçois guère de femmes qui ne désirent pas en avoir.”
“La peur a détruit plus de choses en ce monde que la joie n'en a créé.”
“Les miroirs sont des glaces qui ne fondent pas ; ce qui fond, c'est qui s'y mire.”
“L'éloignement, la jalousie, les querelles, le ressentiment n'empêchent pas l'amour, affection reptilienne qui se mord la queue et se nourrit volontiers de son contraire.”
“La solitude est peu de chose en regard des inconvénients des visites, empiétements sur ma liberté ; on veut lire, il faut répondre, dormir, il faut parler, manger vite, rester à table, etc.”