“Une personne qui porte de la haine en elle n’est pas libre ; elle est prisonnière de son propre chagrin et de sa propre colère.”
“L'écrivain est un maître. Pour l'oeuvre, il a choisi de TOUT risquer. D'où la haine des esclaves : ceux qui, à l'Ïuvre, ont renoncé. Ils sont passés à côté des choses, c'est-à-dire de la mort.”
"Cette citation de l'écrivain français Jean-Paul Sartre (issue de 'Qu'est-ce que la littérature ?', 1948) oppose radicalement l'engagement existentiel de l'écrivain à la lâcheté de ceux qui refusent l'authenticité. L'écrivain 'maître' incarne la liberté radicale : il assume pleinement sa condition d'être-pour-la-mort en engageant son existence entière dans son œuvre. Les 'esclaves' représentent ceux qui, par mauvaise foi, fuient cette responsabilité en se réfugiant dans des rôles sociaux préfabriqués. Le paradoxe est que cette haine des esclaves envers le maître naît précisément de la reconnaissance inconsciente de leur propre renoncement - l'œuvre devient un miroir insupportable de leur inauthenticité."
La citation révèle plusieurs strates philosophiques : 1) L'écriture comme acte existentiel où l'auteur risque sa subjectivité entière face au néant 2) La dialectique hégélienne maître-esclave revisitée par l'existentialisme : le maître (écrivain) affronte la mort symbolique de l'authenticité, tandis que l'esclave préfère la sécurité de l'aliénation 3) L'œuvre comme lieu de vérité où se joue la confrontation avec la finitude humaine 4) La 'haine' comme mécanisme de défense psychologique contre la liberté qui dérange.
Cette pensée reste cruciale aujourd'hui pour comprendre : 1) Les polémiques autour de l'appropriation culturelle et de la cancel culture 2) La marchandisation de l'art qui transforme les œuvres en produits 3) La résistance aux formes artistiques qui dérangent l'ordre social 4) Le débat sur l'autofiction et l'exposition de soi 5) La critique des algorithmes qui standardisent la création. Dans l'ère numérique, le 'tout risquer' prend de nouvelles formes face à la surveillance et au conformisme des réseaux.
L'artiste authentique joue son existence dans sa création, suscitant le rejet de ceux qui ont fui leur propre liberté, Le créateur engage sa vie entière dans son œuvre, provoquant l'hostilité des esprits conformistes, Écrire, c'est risquer son être, d'où l'incompréhension des âmes timorées
“Une personne qui porte de la haine en elle n’est pas libre ; elle est prisonnière de son propre chagrin et de sa propre colère.”
“Pour être heureux, il faut ignorer quatre choses au moins : la peur, l'orgueil, l'envie et la haine.”
“Qui sème la haine récolte la violence, la vengeance, la mort…”
“La haine n'est-elle pas aussi douloureuse que l'amour ? Celui qui déteste son semblable s'enchaîne à sa rancune, se fait prisonnier de son ressentiment. Il n'est plus un être libre.”
“La haine est la seule maladie qui rend les gens heureux lorsqu'ils voient d'autres souffrir.”
“Parler c'est comme baiser. C'est obscène et beau.”
“Etrange est l'équilibre qui s'établit entre la page blanche, la machine à écrire, le corps, l'esprit, secrète osmose, jeu de vases communicants, alchimie.”
“L'argent ne vaut que parce que, de son fait, on peut posséder.”
“La littérature est une maladie. Ou peut-être un remède à une maladie.”
“L'argent ne vaut que par ce qu'on peut acheter.”