“Le regret n'est pas si évidemment nuisible qu'on est tenté de le penser. Il essaie de sauver le passé, il est l'unique recours que nous ayons contre les manoeuvres de l'oubli, le regret est la mémoire qui passe à l'attaque.”
“Il voyait de face une des filles qui tenait les pigeons à tondre. Elle portait une jupe très courte et le regard d'Angel rampa le long de ses genoux dorés et polis pour s'insinuer entre les cuisses longues et fuselées ; il y faisait chaud ; sans écouter Angel qui voulait le retenir, il avança un peu plus loin et s'occupa à sa façon. Angel, gêné, se décida, à regret, à fermer les yeux. Le petit cadavre resta sur place et la fille le fit choir sans s'en apercevoir, en tapotant sa jupe lorsqu'elle se leva quelques minutes plus tard.”
"Cette citation de Jean Genet dans 'Notre-Dame-des-Fleurs' dépeint une scène de voyeurisme et de violence symbolique où le regard devient un acte de possession et de profanation. Elle révèle comment le désir peut se transformer en une forme d'agression passive, où l'objet du désir reste inconscient de la violation subie. La dissociation entre l'acte mental d'Angel et l'indifférence de la jeune fille crée une tension entre réalité subjective et objective, questionnant la nature même de l'expérience érotique et de la conscience morale."
La citation explore la dialectique entre désir et mort, érotisme et thanatos. Le 'petit cadavre' symbolise à la fois la culmination du désir (la 'petite mort' orgasmique) et la déshumanisation de l'objet désiré. Genet suggère que le regard libidineux peut tuer symboliquement l'autre en le réduisant à un objet. La scène illustre également l'isolement existentiel : chaque personnage habite une réalité différente, sans véritable connexion, soulignant la solitude fondamentale de l'expérience humaine.
Cette citation reste profondément pertinente à l'ère du numérique où le regard objectivant est multiplié par les médias sociaux et la consommation d'images. Elle dialogue avec les débats contemporains sur le consentement, le male gaze, et la réification des corps. La scène préfigure les dynamiques des cultures du viol où l'autre est réduit à un objet sans considération pour sa subjectivité. Elle questionne également notre rapport à l'intimité dans une société de surveillance et d'exposition.
Le regard prédateur qui réduit l'autre à un objet de consommation visuelle, La violence silencieuse du désir unilatéral, L'acte érotique solitaire transformant l'autre en cadavre symbolique, La dissociation entre l'expérience subjective du désir et l'indifférence de l'objet désiré
“Le regret n'est pas si évidemment nuisible qu'on est tenté de le penser. Il essaie de sauver le passé, il est l'unique recours que nous ayons contre les manoeuvres de l'oubli, le regret est la mémoire qui passe à l'attaque.”
“Le regret est la plus grande tragédie de la vie. Tu peux toujours apprendre de tes erreurs et faire mieux.”
“Le seul vrai regret, c'est de ne pas s'être assez donné de chances.”
“Le regret n'est pas un état d'esprit qui t'aide à avancer, mais un état d'esprit qui t'empêche de vivre.”
“Il n'est pas trop tard pour commencer à faire ce que vous voulez. Ne laissez pas le regret vous en empêcher.”
“Colin s'arrêta. — Nicolas quoi ? dit Chick. — J'hésite à te le dire, ça va peut-être te couper l'appétit. — Va donc, dit Chick, il ne m'en reste presque plus. — Nicolas est entré à ce moment-là et lui a sectionné la tête avec une lame de rasoir. Ensuite, il a ouvert le robinet et tout le reste est venu. — C'est tout ? dit Chick. Redonne-moi du pâté. J'espère qu'elle a une nombreuse famille dans le tuyau.”
“-Ma sœur a mal tourné, monsieur, dit Nicolas. Elle a fait des études de philosophie. Ce ne sont pas des choses dont on aime se vanter dans une famille fière de ses traditions...”
“Le travail, c’est la liberté. La liberté, c’est celle des autres. Le travail, c’est celui des autres.”
“je sentais le sang de la colère, mon bon sang noir, déferler dans mes veines et chanter à mes oreilles.”
“Cinéma : un des seuls métiers où l'on puisse arriver à être célèbre en n'étant ni intelligent ni joli ni bon comédien ni distingué ni instruit : on comprend qu'il y ait tant de demande.”