“Il y a beaucoup à dire contre la charité. Le reproche le plus grave qu'on puisse lui faire, c'est de n'être pas pratiquée.”
La charité, concept central dans la pensée chrétienne et philosophique, trouve ses racines dans le grec 'agapè' (amour désintéressé) et le latin 'caritas'. Historiquement, elle émerge comme vertu théologale avec Saint Paul (1 Corinthiens 13), distinguant l'amour divin des affections humaines. Philosophiquement, elle évolue de la charité médiévale (Thomas d'Aquin) vers la philanthropie des Lumières, puis la solidarité sociale moderne. Ce parcours témoigne du passage d'un acte religieux individuel à une préoccupation éthique collective, interrogeant toujours la tension entre don gratuit et justice sociale.
“Il y a beaucoup à dire contre la charité. Le reproche le plus grave qu'on puisse lui faire, c'est de n'être pas pratiquée.”
“L'Église est le groupe ouvert à tout homme en tant qu'homme ; il est le lieu propre de la vie rachetée, le lieu des charismes et de la charité, le lieu du tout pénétré de l'influence d'en haut ; l'institution est au service de la personne qui s'y enrichit et s'y édifie. (...) jadis le groupe était essentiellement limitatif : en soutenant l'individu, il l'emprisonnait. Maintenant il le libère. La communauté et la personne sont ordonnées l'une à l'autre.”
“Il faut toujours rendre justice avant que d'exercer la charité.”
“Quelques-uns prennent pour de l'amitié ce qui est de la charité.”
“La haine n'est-elle pas le risque de la charité ? La haine, l'amour, et si ce n'était que l'envers et l'endroit d'une même feuille ?”