“La mort est aussi soudaine dans ses caprices qu'une courtisane l'est dans ses dédains, mais plus fidèle, elle n'a jamais trompé personne.”
Le concept de caprice, oscillant entre liberté créative et instabilité caractérielle, traverse l'histoire de la pensée occidentale. Dans la philosophie antique, les caprices étaient souvent associés aux divinités (comme les humeurs changeantes de Zeus chez Homère) ou aux passions désordonnées que les stoïciens cherchaient à maîtriser. La Renaissance et le Romantisme opèrent une réhabilitation partielle du caprice comme expression d'individualité et de génie artistique, visible chez Diderot qui y voit une source de créativité. Nietzsche, quant à lui, célèbre le 'caprice des grandes âmes' comme affirmation de volonté contre la morale conventionnelle. Cette ambivalence persiste dans la psychologie moderne où le caprice peut être perçu comme impulsivité pathologique ou comme spontanéité libératrice.
“La mort est aussi soudaine dans ses caprices qu'une courtisane l'est dans ses dédains, mais plus fidèle, elle n'a jamais trompé personne.”
“Tuer des gens comme s'ils étaient des fourmis pour des raisons purement égoïstes, ou bien juste par caprice, c'est impardonnable. Je prie pour que ceux qui ont été sacrifiés reposent en paix. (témoignage de M. Sugazaki)”
“Je ne dis pas qu'une femme ne puisse avoir un caprice pour son mari, car, après tout, c'est un homme.”
“Ils ont fait de moi sans que je l'ai cherché une sorte d'idole populaire — ils ont — sans autre raison ni explication que le caprice de leur bon plaisir — renversé la statue de son piédestal — la chute ne l'a pas brisée —et ils voudraient paraient-il, l'y replacer —mais il n'en sera rien.”
“Le caprice de notre humeur est encore plus bizarre que celui de la fortune.”
“Quand la vie joue les prolongations, il faut bien s'autoriser quelques caprices.”
“Tout est télé à l'âge de la télé. La présence devient télé-présence; la réalité, télé-réalité; le travail, télé-travail; le lointain, télé-prochain; la compassion, téléthon; la liberté, télé-liberté c'est à dire impatience, caprice, boulimie du zappeur; l'égalité, enfin, télé-égalité c'est-à-dire équivalence généralisée et liquéfaction des différences entre le Même et l'Autre, le privé et le public, l'art et le babil - dans l'océan audiovisuel.”
“La liberté est un tyran qui est gouverné par ses caprices.”
“Et souvent, c'est l'effet des caprices du sort, Qu'au milieu des écueils on rencontre le port.”
“Quand même tu dirais Que tu me trahirais Si c'était ton caprice, Qu'est-ce que me ferait Ce terrible secret Si c'était mon caprice !”
“L'illusion, c'est qu'une journée normale annonce un lendemain normal. Au contraire, on remet tout en jeu chaque jour, et notre vie dépend des caprices du destin.”
“Snober ou moquer un média aussi puissant que la télévision, aussi présent et aussi répandu relève d'un caprice de l'esprit ou de sa démission.”
“Une fois que la mort a posé sa griffe sur toi, elle ne te lâchera plus. Au fond de toi, en silence, elle va s'installer comme un taret. Ta chair va entamer sa dégradation à pas imperceptibles. Des organes que tu ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam vont t'imposer leurs caprices. Ta grâce va devenir un effort, ta beauté une conquête, ta démarche un tour de force, l'insouciance une discipline, la santé une forteresse assiégée et l'inquiétude une compagne lancinante.”
“Setsuko se mit à pleurer, et ce n'était ni caprice, ni parce qu'elle avait mal, elle pleurait avec une étrange voix d'adulte.”
“Les caprices ont de la grâce, mais le crime est, pour satisfaire un caprice, d'éveiller une passion durable.”
“Les caprices sont les passions des personnes légères.”
“J'ai du mal à discerner la frontière entre caprice et opinion, mais...au moins je sens...que je ne dois pas obéir aveuglement à mes parents aujourd'hui.”
“Chez tout acteur mêlé aux affaires du monde, les événements ne sont qu'une succession de chocs, d'émotions, de caprices, de coïncidences le plus souvent improbables.”
“Paroles de femme n étaient alors que babillages. Désirs de femme, dangereux caprices à balayer d un mot, d un coup de verge”
“Etre le maître de ses caprices est exquis, être leur esclave est mieux encore.”