“La télévision rend intelligent les gens qui n'ont pas accès à la culture et abrutit ceux qui se croient cultivés.”
“Certains jours, ceux qui longent à pied les chantiers navals ne perçoivent plus les coups de marteaux habituels. Plus d'échos, plus un choc, plus un appel. Dans le port, les grues ne chargent ni ne déchargent guère [...] Ces dinosaures de l'ère industrielle sont atteints d'un mal mystérieux. On l'a dit et répété à la télévision, il a pour nom la Crise et on ignore comment le vaincre. Les banques ne prêtent plus d'argent. Certaines n'en ont plus. Qu'est-il devenu ? Nul ne le sait vraiment et cela inquiète. La stupeur gagne. Dans le bac à sable où les enfants jouaient au capitalisme, on vient d'égarer la règle du jeu.”
“La télévision rend intelligent les gens qui n'ont pas accès à la culture et abrutit ceux qui se croient cultivés.”
“Il existe une télévision pour passer le temps et une autre pour comprendre le temps.”
“"Et depuis quand on fait ce qu'on veut dans la vie?" C'est par cette phrase que mai 68 est arrivé dans notre maison. On était à table. On regardait la télévision dans un silence religieux. Silence réclamé par mon père. Et obtenu.”
“Télévision. On a dit beaucoup trop de mal de la télévision, alors qu'on aurait dû lui en faire, en fusillant par exemple l'ensemble de ses journalistes et de ses animateurs. Ça pour commencer.”
“La télévision, reflet du monde, est à la fois source et miroir des informations.”
“Un jour il ne se passe plus rien. La corde du destin, d'avoir été trop tendue, a cassé net. Rien plus n'arrive. L'onde de choc de ta naissance est si loin désormais, oh! si loin. C'est la vie moderne. Entre échec et réussite s'étend ton existence.”
“Un jour il ne se passe plus rien. La corde du destin, d'avoir été trop tendue, a cassé net. Rien plus n'arrive. L'onde de choc de ta naissance est si loin désormais, oh! si loin. C'est la vie moderne. Entre échec et réussite s'étend ton existence.”
“Page trente-sept, la photo d'un type horriblement ridé a attiré mon attention. " Tanabe Tomoji n'a jamais bu une goutte d'alcool", soutenait le journaliste. En parcourant l'article, je n'ai pu m'empêcher de penser quel imbécile !”
“Je n'ai jamais aimé ceux qui réussissent. Non pas parce qu'ils réussissent, mais parce qu'ils deviennent le jouet de leur succès, d'un Moi aveuglé. Le Moi à tout prix est la fin de l'homme. La Crise rend les hommes un peu plus seuls. Que signifie encore ce nous qui revient à tire-larigot dans les conversations ? Le nous meurt. Au lieu de se regrouper autour d'un feu, les je s'isolent, s'épient. Chacun croit s'en sortir mieux que le voisin et cela, aussi, c'est probablement la fin de l'homme.”
“J'ai écouté longuement mon appartement et guetté, oui, guetté les odeurs qu'elle aurait pu laisser comme signature de son passage ; j'aurais aimé que le matelas fut imprégné d'elle. Qu'il ait pris sa forme.”