“J'ai compris alors qu'un homme qui n'aurait vécu qu'un seul jour pourrait sans peine vivre cent ans dans une prison. Il aurait assez de souvenirs pour ne pas s'ennuyer. Dans un sens, c'était un avantage.”
“Car après quelques années passées en prison, on se trouve aussi oublié du monde qu'un homme sous terre dans son cercueil.”
"Cette citation évoque la double peine de l'incarcération : la privation physique de liberté s'accompagne d'une mort sociale progressive. L'oubli par le monde extérieur est présenté comme une forme d'enterrement prématuré, où le prisonnier, bien que vivant, cesse d'exister dans la conscience collective. La métaphore du cercueil souligne l'irréversibilité de cette exclusion et l'effacement identitaire qui dépasse la simple punition légale."
La citation révèle que la pire des prisons est souvent l'indifférence sociale. Elle questionne les mécanismes d'oubli collectif et la manière dont une société traite ses exclus. Philosophiquement, elle interroge la définition même de l'existence humaine : sommes-nous seulement tant que nous sommes reconnus par autrui ? L'oubli devient ici une forme de mort sociale plus cruelle que l'isolement physique.
Cette réflexion reste pertinente dans les sociétés contemporaines où les systèmes pénitentiaires surpeuplés exacerbent l'isolement des détenus. Elle résonne avec les débats sur la récidive, la réinsertion difficile, et l'importance des programmes de maintien des liens sociaux. À l'ère numérique, où l'identité se construit aussi en ligne, l'effacement numérique des prisonniers ajoute une dimension nouvelle à cet oubli. La citation interpelle également sur les formes modernes d'exclusion sociale au-delà du système carcéral.
La prison efface l'homme du livre des vivants bien avant sa mort physique, L'oubli est le second geôlier, plus implacable que les barreaux, Quelques années de détention suffisent à vous faire disparaître de la mémoire du monde, L'incarcération prolongée vous enterre socialement tout en vous maintenant en vie
“J'ai compris alors qu'un homme qui n'aurait vécu qu'un seul jour pourrait sans peine vivre cent ans dans une prison. Il aurait assez de souvenirs pour ne pas s'ennuyer. Dans un sens, c'était un avantage.”
“À Mohammed Dib Ma maison mon pain de gloire et le sein meurtri de ma terre. Sous les cendres jusqu'aux portes de ta prison j'ai pitié de nous. J'ai pitié de nous comme on a pitié de son frère quand les couteaux tuent la parole quand les mendiants désertent les cours comme une confession de pierres sur les cris du poète assassiné.”
“La vie est un choix et chaque choix que nous faisons nous rapproche ou nous éloigne de notre liberté.”
“La prison et les autorités conspirent pour dépouiller chacun de se dignité. Cela en soi m'a permis de survivre...Je suis fondamentalement optimiste...se laisser aller au désespoir mène à la défaite et à lamort.”
“La seule façon de s'échapper de la prison est de la traverser.”
“La personne la plus digne de confiance qui soit aujourd'hui sur terre peut n'être plus digne de la moindre confiance demain - ou la semaine prochaine, ou le mois prochain - et la règle statistique vaut pour plusieurs années.”
“Ceux qui n'ont pas l'expérience de la violence n'ont pas peur de la menace qu'elle représente - mais ils s'effondrent complètement lorsque la réalité de la douleur vient les confronter.”
“La prison est une usine qui fabrique des animaux humains.”
“Tout ce que possède un homme en prison, c'est son nom parmi ses pairs.”
“L'espoir peut s'avérer de toute éternité et rejaillir sans cesse, mais il lui faut une idée pour se nourrir.”