“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“A force de boire, je me suis altéré.”
"Cette citation illustre le paradoxe de l'excès : l'action même destinée à satisfaire un besoin finit par en créer un nouveau, plus profond. Boire, censé étancher la soif, devient ici source d'altération - à la fois physique (déshydratation) et morale (perte de soi). C'est une mise en garde contre les solutions qui aggravent les problèmes qu'elles prétendent résoudre, un avertissement sur l'effet pervers des dépendances où le remède se transforme en poison."
La citation révèle la dialectique de l'autodestruction par excès de ce qui semblait bénéfique. Philosophiquement, elle évoque : 1) Le paradoxe hédoniste (la poursuite excessive du plaisir génère de la souffrance) 2) L'aliénation par l'objet du désir 3) La transformation qualitative par accumulation quantitative 4) Le principe de l'ivresse comme métaphore de toute perte de mesure. L''altération' est à la fois changement et corruption, suggérant que l'excès nous transforme en étrangers à nous-mêmes.
Cette citation reste profondément pertinente à l'ère de la surconsommation, des addictions numériques et des excès en tout genre. Elle s'applique aux paradoxes contemporains : l'hyperconnexion qui isole, la surinformation qui abrutit, l'abondance alimentaire qui rend malade. Dans un monde où les solutions techniques créent souvent de nouveaux problèmes, elle invite à réfléchir à la mesure, à l'équilibre et aux effets pervers du 'toujours plus'.
L'excès du remède aggrave le mal, À force de chercher à étancher sa soif, on s'est desséché, Le trop-plein engendre le manque, Se perdre dans ce qui devait nous sauver, L'abus de la solution devient problème
“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“La volonté humaine est une force matérielle semblable à la vapeur.”
“Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion.”
“On conquiert à force de persévérance.”
“La folie a sa propre logique et le vrai fou se sait sain d'esprit : c'est ce qui fait sa force. Il a un avantage énorme sur les autres, pour qui l'équilibre mental est avant tout une affaire de consensus.”