“— Le docteur me fait chier. D'habitude, je m'assois, je me fais mon petit diagnostic, je me file un traitement et je vais voir l'infirmière. Le toubib, lui, me fait braire. Il adore prendre la pose et me raconter son passage dans l'armée nazie. Il a été capturé par les Français et les Français les ont mis dans les villes les gens leur jetaient au passage de l'essence, des bombes puantes et des vieux gants pleins d'insecticide, à eux les pauvres innocents, et j'en ai sacrément ma claque de ses histoires...”
“— Eh bien, quelle commandeuse tu fais aujourd'hui ! dit-il avec moins d'énergie qu'à l'accoutumée. Donnez une armée à une fille, et ça lui monte direct à la cafetière !”
“ASTÉRIX : Plus les armées sont puissantes, plus la nourriture est mauvaise. Ça maintient les guerriers de mauvaise humeur. (Il goûte sa ration.) Je ne pensais pas que l'armée romaine était aussi puissante !”
“Je connais la guerre comme peu d'autres hommes vivant actuellement la connaissent, et rien d'autre ne m'est plus répugnant. J'ai longuement préconisé son abolition complète, car sa capacité à détruire alliés autant qu'ennemis l'a rendue inutile comme méthode de résolution de conflits internationaux.”
“Mais une fois que nous sommes forcés de faire la guerre, il n'y a pas d'autre possibilité que d'utiliser tous les moyens disponibles pour la terminer rapidement. L'objet même de la guerre est la victoire, et non pas l'indécision prolongée. À la guerre, il n'y a pas de substitut pour la victoire.”
“Rassemblant près de la moitié de la population mondiale, et 60 pourcent de ses ressources naturelles, ces peuples sont en train de construire rapidement une nouvelle force, à la fois morale et matérielle, grâce à laquelle ils améliorent leurs conditions de vie et adaptent la conception moderne du progrès à leurs cultures. Qu'on adhère ou non au concept de colonisation, c'est dans ce sens que se fait l'évolution de l'Asie, et on ne peut l'arrêter. Elle est corrolaire au déplacement des frontières économiques, à mesure que l'épicentre même du monde des affaires retourne vers la zone où il a commencé.”