“Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendre à être patient.”
“Je suis fatiguée de ce jeu de patience inachevé. Heureuse la femelle du scorpion que ses petits dévorent. Heureux le serpent qui change de chemise. Heureuse l'eau qui se boit elle-même.”
"Cette citation de Fernando Pessoa (sous l'hétéronyme Álvaro de Campos) exprime une lassitude existentielle face à l'inachèvement de la vie, contrastée par des images de cycles naturels qui s'accomplissent pleinement. Le 'jeu de patience inachevé' symbolise la quête humaine de sens toujours incomplète, tandis que les exemples animaux illustrent des existences qui réalisent leur destin sans lutte métaphysique. C'est une méditation sur la différence entre la conscience humaine tourmentée et l'innocence des processus naturels."
La citation oppose la frustration de la condition humaine consciente de son inachèvement à la plénitude des cycles naturels où chaque être accomplit sa nature sans résistance. Le scorpion dévoré par ses petits représente l'acceptation du cycle de vie et de mort, le serpent qui mue symbolise la régénération naturelle, et l'eau qui se boit elle-même évoque l'autosuffisance et l'achèvement. Philosophiquement, cela renvoie au concept de 'amor fati' (amour du destin) et à l'idée que la souffrance humaine naît de la conscience de notre séparation d'avec les processus naturels.
Cette citation reste profondément pertinente dans une société marquée par l'accélération, l'incertitude et la quête de sens. À l'ère de l'anxiété climatique, elle rappelle notre déconnexion des cycles naturels. Dans un monde du travail où les projets sont souvent interminables, elle résonne avec le sentiment d'inachèvement chronique. Elle dialogue aussi avec les mouvements de slow living et de retour à une existence plus cyclique, moins linéaire.
Las de cette attente sans fin, j'envie la nature qui accomplit ses cycles, Épuisé par ce puzzle existentiel incomplet, je contemple l'achèvement naturel, Lassitude face au destin inachevé, admiration pour les processus qui se consomment eux-mêmes, Fatigué de cette patience sans conclusion, heureux sont les êtres qui réalisent leur nature
“Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendre à être patient.”
“La patience est le pouvoir qui transforme toutes les difficultés en opportunités. ”
“La clé de tout est la patience. On obtient une poule en couvant des oeufs, pas en les écrasant.”
“La patience est la clé de toutes les portes.”
“La patience est amère, mais son fruit est doux.”
“Enfermé entre quatre murs ( au nord, le cristal du non-savoir, paysage à inventer ; au sud, la mémoire sillonnée; à l'est, le miroir ; à l'ouest, la pierre et le chant du silence), j'écrivais des messages sans réponse, détruits à peine signés.”
“Lire mon destin dans les lignes d'une feuille de figuier ! Je te promets des luttes et un grand combat solitaire contre un être sans corps. Je te promets une course de taureaux et une blessure et une ovation. Je te promets le chœur des amis, la chute du tyran et l'écroulement de l'horizon. Je te promets l'exil et le désert, la soif et la foudre qui coupe en deux le rocher: je te promets le jet d'eau.”
“Je suis fatiguée de ce jeu de patience inachevé. Heureuse la femelle du scorpion que ses petits dévorent. Heureux le serpent qui change de chemise. Heureuse l'eau qui se boit elle-même.”
“Animation Sur l'étagère entre un musicien Tang et une jarre de Oaxaca, incandescent et vivace avec des yeux de papier d'argent qui pétillent le petit crâne en sucre nous regarde aller et venir.”
“A cette heure guerrière, à cette heure de sauve-qui-peut, les amants se penchent au balcon du vertige. Ils s'élèvent doucement, épi de bonheur qui se balance sur un champ calciné. Leur amour est un aimant auquel est suspendu le monde. Il règle les marées, il ouvre les écluses de la musique. Au pied de leur chaleur, la réalité brise sa coquille.”